De l’État 4. Les contradictions de l’État moderne
Fiche technique
Résumé
Le premier tome de cet ouvrage a contextualisé l'État dans le monde contemporain, à l'échelle globale. Le deuxième volume a révélé comment la théorie, regrettablement fragmentaire, de Marx sur l'État fut par la suite déformée, impliquant que le stalinisme ne peut être perçu que comme une altération du "marxisme", et que le véritable instigateur de cette curieuse trajectoire est Ferdinand Lassalle, le créateur du socialisme d'État, et non Karl Marx. Le troisième volet introduit un concept novateur et fondamental : le mode de production étatique, qui représente la forme actuelle de gestion et de contrôle étatique sur la société dans son ensemble. Ce quatrième volume, quant à lui, aborde la thèse principale selon laquelle l'État ne saurait se figer éternellement (comme chez Hegel), ni disparaître instantanément (à la Bakounine), mais il est impératif qu'il se soumette à la société et se dissolve en elle. Cette perspective exige une redéfinition du socialisme. S'appuyant sur des concepts actualisés, cette étude examine le « plus froid des monstres froids » (Nietzsche) dans son évolution, c'est-à-dire sa genèse, son parcours historique et ses horizons. Elle réussit à soulever certaines des robustes carapaces de cette entité. Affirmer avoir entièrement percé ce monstre à jour et en avoir dévoilé tous les mystères serait une prétention que l'auteur refuse.