Esthétique de la disparition
Fiche technique
Résumé
Le temps est conceptualisé comme le cycle de la lumière. Étant donné que le visible représente l'effet de la réalité découlant de la rapidité de l'émission lumineuse, et que l'accélération croissante du passage rend la perception de moins en moins distincte, il devient clair que ce qui est perçu dans notre champ visuel est rendu accessible par des phénomènes d'accélération et de décélération, correspondant à des intensités lumineuses spécifiques. Si la vitesse est assimilée à la lumière, alors l'illusion réside dans le mouvement, et les apparitions transparentes et éphémères, ainsi que les dimensions spatiales, ne sont que des manifestations fugitives, tout comme les objets révélés à l'instant même du regard. L'auteur, adoptant une posture d'objecteur de conscience, remet en question ici les perceptions subconscientes, la crédibilité des images et les altérations cinématiques auxquelles elles sont actuellement soumises.