LES GRANDES VORACES
Fiche technique
Résumé
L'auteur de cet ouvrage a dû affiner ses investigations, s'immerger dans de multiples rapports et déconstruire des bilans élaborés par des experts qui savent rendre les dossiers impénétrables. Il a également dû surmonter divers défis. Après lecture, on saisit mieux les remarques de la Cour des comptes concernant des méthodes d'évaluation socio-économique et financière jugées « pas assez transparentes » et « ne permettant pas toujours de prendre des décisions efficaces », ainsi que des évaluations initiales « trop souvent conduites par les maîtres d'ouvrage, sans expertise indépendante ». Les conclusions rigoureuses des rapports Mariton, Bianco, Auxiette, des Assises du ferroviaire et la constatation de la commission Mobilité 21 sont également plus claires : « Les lignes à grande vitesse posent de significatives difficultés d'exécution », car leur coût « excède amplement le budget que le pays peut dédier à ses infrastructures de transport ». Pierre RECARTE dédie une part notable de son temps aux associations Nivelle-Bidassoa et au CADE (Collectif des associations de défense de l'environnement), qui rassemble 43 entités opposées à la création de lignes à grande vitesse jugées superflues dans le sud-ouest de la France. Dans son précédent ouvrage, intitulé « Les Rails de la déraison » (publié par Nuvis), il avait, avec François Tellier, initié un travail d'enquête approfondie sur le dossier des nouvelles Lignes à Grande Vitesse. Avec ce nouveau volume, l'écrivain propose une analyse lucide, étayée et pragmatique sur le financement et la viabilité de ces infrastructures. Ce sujet est particulièrement pertinent, d'autant plus que plusieurs rapports gouvernementaux se montrent critiques. Actuellement, la durabilité de ces LGV, qui absorbent des fonds considérables et impactent l'environnement, est sérieusement remise en question. Il est essentiel de persuader les décideurs de rompre avec cette approche coûteuse du « toujours plus vite ».