Le terrifiant secret. La “solution finale” et l’information étouffée
Fiche technique
Résumé
L'auteur révèle comment, malgré les efforts d'Hitler pour dissimuler les camps d'extermination, les Alliés en étaient informés dès 1942. Un télégramme du 10 août de cette année-là, envoyé par le secrétaire du Congrès juif mondial à Genève au Foreign Office, détaillait les actions d'Hitler pour la 'question juive' en Europe. Des témoignages supplémentaires, comme celui d'un jeune nazi suisse en octobre et d'un catholique polonais ayant visité le ghetto de Varsovie et le camp de Belzec, parviennent à Londres via la Résistance en novembre. Malgré une déclaration officielle du 17 décembre 1942 par les gouvernements alliés condamnant le génocide, la pleine vérité sur les camps n'a été largement reconnue qu'en 1944, voire à la fin du conflit. Walter Laqueur, historien anglais réputé pour ses travaux sur l'Allemagne de Weimar, le sionisme et le terrorisme, examine dans cette étude, basée sur de nombreux documents inédits (notamment de la Croix-Rouge), la manière dont cette information a été perçue par l'armée et la population allemande. Il explore pourquoi la réalité a été minimisée, rejetée ou sous-estimée. Les raisons possibles incluent l'incrédulité face à l'ampleur de l'horreur, l'aveuglement, ou le souvenir des fausses propagandes de la Première Guerre mondiale, créant un mélange complexe d'ignorance mortelle. Cela soulève les dilemmes tragiques du savoir et du silence, de la connaissance et de l'incapacité à croire.