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La mort de l’espoir : Mémoires de la guerre civile espagnole 1936-1939
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Guerre d'Espagne (et révolution)

La mort de l’espoir : Mémoires de la guerre civile espagnole 1936-1939

Auteur(s) : Eduardo de Guzman

Éditeur : No Pasaran

Date de parution : Février 2008

ISBN : 2-914519-16-8

Fiche technique

ISBN-13 : 2-914519-16-8
Année d'édition : Février 2008
Maison d'édition : No Pasaran
Écrit par : Eduardo de Guzman
État de conservation : D'occasion

Résumé

Alors que les éditions Vosa Si s'apprêtent à republier en Espagne l'œuvre remarquable d'Eduardo de Guzmán, les éditions No Pasaran présentent pour la première fois en langue française une des contributions fondamentales à la mémoire de la guerre civile espagnole, intitulée "La Mort de l'Espoir". L'auteur, un journaliste libertaire de renom, s'est distingué par son militantisme et ses reportages durant la période républicaine et le conflit, ainsi que par ses analyses post-franquistes reconnues comme faisant autorité sur le paysage politique espagnol. Cependant, "La Mort de l'Espoir" se concentre sur un autre aspect : la description de la manière dont les habitants de Madrid se sont spontanément mobilisés, offrant leurs poitrines dénudées comme rempart face aux troupes franquistes. Guzmán y expose comment un peuple soulevé, sans commandants ni ressources, a fait face aux unités militaires aguerries d'une armée professionnelle, infligeant ainsi aux forces d'élite d'Hitler, Mussolini et Franco leur première défaite mondiale. Le livre met également en lumière comment un mouvement libertaire, fort de près de deux millions de membres et fondé sur la solidarité et le sacrifice de soi, a réussi, malgré la fragilité d'un gouvernement légal initialement enclin à négocier avec les rebelles, à ériger l'auto-organisation en la plus haute forme d'expression citoyenne. Les textes de Guzmán sont percutants, révélant les indécisions et les atermoiements des gouvernements divisés par des disputes internes. D'un côté, les républicains et socialistes modérés craignaient qu'armer le peuple ne provoque une révolution plus radicale, se concentrant uniquement sur l'insurrection militaire. De l'autre, le reste des forces de gauche estimait que seuls les travailleurs organisés par les grandes centrales syndicales, l'UGT et la CNT, pouvaient encore sauver la République. Le dilemme était clair : faire la révolution pour gagner la guerre, ou gagner la guerre pour faire triompher la révolution ? La première section du livre narre, heure par heure, les quatre premiers jours de l'insurrection anti-républicaine. Le récit s'ouvre à Madrid avec l'annonce du soulèvement militaire, immergeant le lecteur dans l'incertitude initiale où l'Espagne oscille entre rumeurs et faits concrets. On y découvre les premiers moments d'effervescence populaire, l'établissement de l'autodéfense des quartiers et la désintégration du gouvernement républicain, avant d'assister à la prise des casernes de la Montaña et de Carabanchel, puis au départ des miliciens vers les lignes de front. La seconde partie relate les cent derniers jours du conflit. Eduardo de Guzmán nous fait vivre les ultimes moments de Madrid avant l'arrivée des forces franquistes, la difficile évacuation des républicains vers la côte, et l'incertitude et l'anxiété de près de 20 000 personnes sur les quais d'Alicante. En conclusion, l'attente prend fin ! Comme le souligne Rafael Cid, contributeur à "Rojo y Negro", dans son introduction à cette édition, ce qui distingue "La Mort de l'Espoir" des autres récits poignants de cette période tragique de l'histoire espagnole, c'est la sensation immersive de vivre les événements, d'être au centre même de l'action.

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