LE RÉSEAU D’ÉVASION DU GROUPE PONZAN Anarchistes dans la guerre secrète contre le franquisme et le nazisme (1936 – 1944)
Fiche technique
Résumé
À travers une recherche approfondie, Antonio Téllez Sola retrace le parcours de Francisco Ponzán Vidal. Ce personnage historique a symbolisé l'engagement anarchiste face au nazisme durant la Seconde Guerre Mondiale. Ponzán mena deux missions principales : le renseignement et le secours aux résistants ainsi qu'aux individus persécutés. Durant la guerre civile espagnole (1936-1939), Ponzán œuvrait au sein du service de renseignement des Colonnes Confédérales de la CNT sur le front aragonais, spécifiquement au Service d'Intelligence Spécial Périphérique (SIEP). Sa tâche était de traverser les lignes adverses pour espionner et faciliter l'exfiltration des camarades pris au piège en zone nationaliste. Après son exil, Ponzán et plusieurs de ses camarades dédièrent leur expertise à la lutte antifasciste. Collaborant avec d'autres groupes libertaires et parfois les services secrets des Alliés, ils mirent en place le plus vaste réseau d'évasion transpyrénéen de la Seconde Guerre Mondiale. Cependant, le 'réseau d'évasion du groupe Ponzán' n'a pas toujours été pleinement compris par le mouvement libertaire lui-même concernant ses spécificités et son modus operandi. Malgré cela, son importance fut reconnue par les gouvernements alliés et la majorité des historiens de la Résistance. Ce livre, le premier d'Antonio Téllez à détailler la genèse et les actions du réseau, vise à éclairer la dimension spécifiquement libertaire de cette organisation.
Né à Tarragone (Espagne) le 18 janvier 1921, Antonio Téllez Sola s'engagea dans l'armée républicaine jusqu'en février 1939, puis franchit la frontière franco-espagnole à 18 ans. Après avoir connu les camps de concentration et les compagnies de travailleurs, il rejoignit les maquis français, prenant part à la libération de Rodez. Il figura parmi les Espagnols qui tentèrent de revenir en Espagne via le Val d'Aran en octobre 1944. Militant de la FUL (Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires) dès 1936, il contribua, à partir de 1944, aux revues 'Ruta' et 'Solidaridad Obrera'. Suite à l'assassinat de son ami José Lluis Facerias le 30 août 1957 à Barcelone, il fonda la revue 'Atalaya' avec d'autres camarades et collabora avec l'Agence France-Presse. En 1961, peu après la disparition d'un autre ami, Francisco Sabaté (mars 1960), il cessa son militantisme pour se dédier entièrement à l'histoire des groupes d'action. Il publia également dans la presse libertaire. Antonio Téllez s'est éteint le 26 mars 2005 à Perpignan.