Les Fils de la nuit : Souvenirs de la Guerre d’Espagne
Fiche technique
Résumé
Ce coffret, proposé à un prix avantageux et soutenu par le Centre national du livre et la Région Île-de-France, est une version augmentée des souvenirs d'Antoine Gimenez et d'une analyse critique approfondie sur la Guerre d'Espagne. Le premier volume présente le manuscrit original des "Souvenirs de la guerre d'Espagne" d'Antoine Gimenez (1910-1982), un récit de son vécu au sein de la colonne Durruti entre 1936 et 1938 sur le front aragonais. Le second volume, entièrement revu, corrigé et considérablement enrichi suite aux découvertes et rencontres depuis l'édition de 2006, offre une étude critique par le Groupe international sur cette même colonne, explorant les principaux événements du conflit dans sa zone, les communautés agricoles, et les groupes de francs-tireurs appelés "Les Fils de la nuit" opérant sous le contrôle des colonnes. Un CD-Rom enrichit l'ensemble, contenant dix heures d'émissions dédiées au récit d'Antoine Gimenez. L'ouvrage s'appuie sur des éditions précédentes de 2006 (L'Insomniaque) et 2009 (édition castillane qui intégrait le "Journal de Mimosa"), cette édition actuelle intégrant les contributions de la version espagnole ainsi que de nouvelles découvertes survenues entre-temps.
Comme le rapporte Louis Mercier, surnommé Ridel, en 1956, des hommes ont vécu "en camaraderie et dangereusement dans les abris des collines d'Aragon, sans attendre l'espoir, mais pleinement conscients d'être ce qu'ils souhaitaient... Bianchi, le cambrioleur qui a financé des armes avec ses prises. Staradoz, le vagabond bulgare qui a péri en seigneur. Bolchakhov, le makhnoviste qui, sans monture, a perpétué l'insurrection ukrainienne. Santin le Bordelais, dont les tatouages révélaient une obsession pour une vie pure. Giua, le jeune intellectuel milanais venu s'offrir aux risques. Gimenez, sous diverses appellations, a montré la force d'un corps affaibli..."
Gérard Guégan, de Sud-Ouest, a souligné que "Les Fils de la nuit est un ouvrage d'une telle richesse qu'il est difficile de lui rendre pleinement justice. Doit-on y voir le plus précieux des témoignages sur la guerre civile espagnole, qui pourrait avoir été la première véritable révolution prolétarienne ? Ou faut-il mettre en avant que, sans le soutien crucial de certains libertaires, ce témoignage, aussi unique soit-il, aurait perdu son exceptionnel appareil de notes, qui le rend si éclairant ?"