LES DOSSIERS NOIRS D’UNE CERTAINE RESISTANCE. TRAJECTOIRES DU FASCISME ROUGE.
Fiche technique
Résumé
Au moment où la France retrouvait sa liberté, profitant des désordres de cette période, les staliniens, mus par leur ambition hégémonique, prirent pour cible des antifascistes dont les idées et actions différaient des leurs. De nombreux militants révolutionnaires et libertaires, anarchosyndicalistes de la C.N.T., ainsi que des membres du P.S.O.E., de l'U.G.T. ou du P.O.U.M., furent sans pitié éliminés par des «communistes» de l'Union Nationale Espagnole. Ces agissements se déroulèrent avec une impunité notable. Des rassemblements antifascistes espagnols furent proscrits suite à de simples pressions exercées par les communistes, tant espagnols que français, sur les autorités locales et les comités de Libération. En France, en 1944, cette entreprise de destruction entamée sept ans plus tôt par les staliniens, notamment à Barcelone, trouva un terrain propice à son développement en cet automne de la Libération. Examinées à l'aune des grands événements du XXe siècle, dont les principaux protagonistes – souvent responsables de violences, toujours autocrates – étaient les staliniens, les intimidations, contraintes et éliminations physiques de 1944 marquent «une phase du long parcours du fascisme rouge», lequel s'opposait sporadiquement aux désirs révolutionnaires et libertaires de la classe ouvrière.