Déposséder les possédants La grève générale aux « temps héroïques » du syndicalisme révolutionnaire (1895-1906)
Fiche technique
Résumé
Cet ouvrage met en lumière la conception de la grève générale comme expression claire de la fin des révolutions menées par les politiciens. Elle ignore les notions classiques des droits de l'homme, de la justice universelle, des constitutions ou des parlements, et rejette la domination de la bourgeoisie capitaliste. Ses défenseurs aspirent à éliminer les préoccupations des libéraux d'antan, telles que l'éloquence des orateurs, la gestion de l'opinion publique ou les arrangements des partis politiques. Bien que cela puisse sembler un monde à l'envers, le socialisme n'a-t-il pas justement pour ambition de fonder une société entièrement nouvelle ? Les origines du syndicalisme français sont devenues floues, notamment le débat entre les figures émergentes du mouvement syndical et celles du socialisme politique, alors fragmenté. La distinction fondamentale entre un socialisme dirigé d'en haut et un socialisme de base, ancré dans la grève générale, a été oubliée. Cette collection de textes offre une meilleure compréhension de la nature et des motivations d'un mouvement qui visait à faire prendre conscience à la classe ouvrière de son immense pouvoir. Ce même sentiment avait inspiré, dès 1879, un travailleur qui pensait : « Les employeurs se plieront à notre volonté, car nous sommes les producteurs, et si les bras cessent de travailler, le capital s'effondre. »