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L’U.R.S.S.: COLLECTIVISME BUREAUCRATIQUE. La Bureaucratisation du Monde 1e partie
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Europe de l'Est - URSS

L’U.R.S.S.: COLLECTIVISME BUREAUCRATIQUE. La Bureaucratisation du Monde 1e partie

Auteur(s) : Bruno Rizzi

Éditeur : Éditions Champ Libre

Date de parution : 1939

ISBN : 2-85184-069-X

Fiche technique

ISBN-13 : 2-85184-069-X
Année d'édition : 1939
Maison d'édition : Éditions Champ Libre
Écrit par : Bruno Rizzi
État de conservation : D'occasion

Résumé

Ce livre, considéré comme l'un des plus méconnus de son siècle, aurait pourtant résolu, dès 1939, une question centrale : la nature de la nouvelle société russe et la critique marxiste de sa forme de domination émergente. Bruno Rizzi, trotskiste italien, l'a publié lui-même à Paris la même année, sous le titre La Bureaucratisation du Monde, comprenant les première et troisième parties. Immédiatement condamnées par Trotsky et la Quatrième Internationale, les idées de Rizzi, qui proposaient la première définition de la bureaucratie comme classe dominante, ont été délibérément ignorées par plusieurs générations de militants ou pseudo-critiques du stalinisme, souvent les mêmes individus qui adaptaient leurs positions au gré des événements, feignant d'aborder des questions ouvertes depuis des décennies mais refusant de s'engager pleinement, car cela mettrait fin à leur rôle. Ils ne seront jamais réédités. D'autres ont plagié Rizzi avec une confiance accrue, sachant que la plupart préféraient l'ignorer. Les rares possesseurs de l'ouvrage, si bien dissimulé qu'il était presque introuvable même à la Bibliothèque Nationale, l'ont discrètement exploité pour se forger une réputation d'expert, souhaitant la conserver. Depuis 1968, malgré l'exhumation de nombreux écrits moins pertinents par des "experts en contestation" auprès de presque tous les éditeurs français, Rizzi n'a jamais été honoré. L'Américain Burnham fut le premier à se faire connaître avec L'Ère des Organisateurs, en détournant la critique prolétarienne de la bureaucratie en une apologie de la croissance du pouvoir décisionnel des "managers" modernes, au détriment des capitalistes. Plus tard, la revue française Socialisme ou Barbarie, en abordant la dénonciation du stalinisme, a clairement puisé dans cette œuvre oubliée de Rizzi la source majeure de ses propres concepts, suggérant que l'originalité que les critiques lui accordent tardivement serait plus grande si son œuvre restait dans l'oubli. Le lecteur contemporain pourra relever des inexactitudes dans l'analyse stratégique des forces en jeu à l'époque troublée de la publication. Les mouvements sociaux, comme ceux de Berlin-Est en 1953 ou du Portugal en 1974-75, ont considérablement enrichi la théorie de Rizzi. Une vérité ne s'impose pas instantanément, mais se développe à travers des siècles de luttes. Bien qu'elle ne soit pas encore parfaite et que l'on puisse encore la déformer, la société dominante actuelle ne parvient plus à se gérer ni à y répondre. Des inexactitudes plus nombreuses et plus graves figuraient dans l'étude subséquente (Quo Vadis, America ?), que Rizzi avait incluse comme la "troisième partie" de l'ouvrage inachevé La Bureaucratisation du Monde. Une réédition d'un texte historique ne devrait rien altérer qui puisse compromettre son intégrité, surtout lorsque les intellectuels de quatre décennies ont choisi de l'ignorer.

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