Albert Londres : Vie et mort d’un grand reporter 1884-1932
Fiche technique
Résumé
Depuis plus d'un demi-siècle, le nom d'Albert Londres résonne comme un mythe. Ce journaliste hors du commun a conféré sa dignité à une profession qui envoie, à travers le globe, des fouineurs audacieux, des explorateurs sans attaches et des observateurs salariés du reportage de longue haleine. En quittant Vichy pour Lyon puis Paris au début du XXe siècle, avant ses vingt ans, Albert Londres nourrissait l'ambition d'être poète. Il le demeura toute sa vie, à sa propre façon. Après ses débuts en tant que chroniqueur parlementaire, son premier article paraît en 1914. Ce fut le point de départ d'une carrière exemplaire qui le conduisit aux quatre coins du monde. La Grande Guerre et ses fronts stratégiques, la prise de Fiume par d'Annunzio, la Révolution russe, le Tour de France, la Chine en pleine effervescence, le scandale du bagne de Cayenne, les bataillons disciplinaires d'Afrique du Nord, la condition des aliénés dans les asiles français, Marseille devenue une nouvelle Babel, l'évasion du forçat Dieudonné, le commerce des esclaves en Afrique et la traite des femmes en Argentine, les pêcheurs de perles de Djibouti, et les terroristes des Balkans... Pendant dix-huit années, Albert Londres ne connut pas de répit. Il ne posait sa valise que pour retrouver sa fille et ses parents, à Paris et à Vichy, ses haltes favorites. Jusqu'à son ultime voyage en Chine en 1932 pour une investigation retentissante (contrebande d'armes ? trafic de stupéfiants ?), dont il ne rapporta rien. Il emporta son secret avec lui, sur le chemin du retour, périssant dans l'incendie du paquebot George Philippar. Albert Londres fut aussi, à sa manière, un 'agent de renseignements' clandestin. Son odyssée raconte les histoires de chefs d'État et de marginaux, de révolutionnaires et de généraux, de monarques déchus et de trafiquants, que l'auteur a rencontrés pour 'sonder les plaies et rendre justice'. Pierre Assouline, journaliste pour Lire et collaborateur de L'Histoire et de France-Inter, signe ici sa cinquième biographie, faisant suite à ses œuvres dédiées à Marcel Dassault, Gaston Gallimard, Jean Jardin et Daniel-Henri Kahnweiler.