AUTOUR DE MONUMENTS AUX MORTS PACIFISTES EN FRANCE
Fiche technique
Résumé
Cet ouvrage explore les raisons de la rareté des monuments aux morts pacifistes en France. Il met en lumière l'opposition des pouvoirs publics entre 1919 et 1928, du gouvernement du Bloc national, ainsi que des milieux ultra-royalistes et de la hiérarchie catholique, qui ont restreint leur érection. L'influence des pressions patronales et de l'opinion conservatrice a également contribué à la glorification de la barbarie guerrière. Cependant, malgré ces entraves, des élus locaux, des anciens combattants, notamment via l'ARAC, et des comités dédiés, ont résolument affirmé leur rejet du chauvinisme et du militarisme à travers leurs choix statuaires et inscriptions. Ils incarnaient un puissant mouvement pacifiste populaire, actif même avant la fin des hostilités. L'ouvrage explique que l'attitude des "autorités supérieures", civiles et religieuses, a renforcé le caractère profondément laïque de ce courant, s'inscrivant dans la continuité de la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905. Le livre fournit des preuves de l'affirmation claire de l'antimilitarisme dans plusieurs de ces monuments significatifs. De plus, les auteurs rendent hommage aux monuments érigés en mémoire des victimes des exécutions pour l'exemple par les conseils de guerre.