Chronique du figuier barbare
Fiche technique
Résumé
Ce livre débute en présentant Oussama, un jeune Palestinien qui, ayant fui l'occupation, se présente à la douane israélienne pour revenir dans son pays. À Naplouse, en Cisjordanie occupée, il est supposé rejoindre sa famille dans le cadre d'un «regroupement familial». Cependant, il apparaît vite qu'Oussama a été envoyé par la résistance palestinienne de l'extérieur pour intensifier la lutte dans les territoires occupés. L'ouvrage explore la complexité inextricable des problèmes qui accablent les Palestiniens de l'intérieur. L'auteure questionne les actions des hypocrites, des lâches, des courageux et des inconscients. Le récit examine les figures d'Adel, l'oncle d'Oussama, un nationaliste verbeux qui travaille pour les Israéliens, et de Souad, une femme instruite qui soutient sa famille. Il est demandé si un simple toit, ou une présence sans âme, ou des reproches démesurés peuvent suffire. Oussama, le jeune intellectuel, doute de l'efficacité de ses paroles. Bien qu'il ne soit pas un héros des militants révolutionnaires, il est reconnu comme une icône, respecté avec une affection teintée d'ironie. Oussama tentera de se taire face à un maquis lors d'une attaque visant des «collaborateurs», chaque corps sans vie devenant une preuve pour le livre qu'il aura écrit. Ce texte, rédigé en Palestine et publié par un éditeur israélien, vise à dépeindre la réalité de la vie arabe en territoire occupé par Israël. Il est décrit comme une œuvre émouvante, d'une exceptionnelle noblesse, alliant complexité et richesse d'information sans succomber aux simplifications des discours politiques. Sahar Khalifa, née à Naplouse, a étudié en Palestine et prépare actuellement un doctorat sur Shakespeare. Ce roman, le deuxième de l'auteure, est considéré comme un tournant significatif dans l'histoire de l'écriture romanesque arabe.