Communication et sociétés
Fiche technique
Résumé
Jamais une ère précédente à celle de la société post-industrielle n'a présenté une telle profusion d'échanges, de rassemblements mondiaux, de flux de discours, d'images et de textes, ni autant d'opportunités d'information et de dissémination. Néanmoins, notre capacité à communiquer est affaiblie par une surabondance, un déficit qualitatif, une consommation effrénée et une inefficacité manifeste. Ce problème est-il réellement exclusif à notre époque ? Ne le retrouve-t-on pas, avec des variations, à chaque point de rupture de l'Histoire, à chaque transformation majeure de l'humanité, à chaque transition de civilisation ? Sans adhérer pleinement à la radicalité d'Ivan Hajnal, qui affirme que, au-delà des modes de communication interpersonnels, des éléments comme le profit, l'opportunité, le plaisir, ainsi que les motivations logiques, éthiques et esthétiques – en d'autres termes, les impulsions à l'origine des idées novatrices et de la créativité – se retrouvent relégués au second plan, Jean Lohisse, dans cet ouvrage, cherche à réaffirmer la position prépondérante de la communication sociale en tant qu'élément déterminant de l'évolution des civilisations, un rôle trop souvent ignoré par l'historiographie traditionnelle. L'auteur envisage une construction analogue à celle d'une cathédrale : celle d'une certitude ou d'une espérance, selon laquelle l'intégration d'une perception historique du rôle et de l'évolution de la communication sociale dans la culture des acteurs de l'information et de la décision permettrait de rectifier certaines erreurs prévisionnelles, du moins quelques-unes. Qui pourrait toutefois prévoir celles qui auraient pu mener à des désastres majeurs ?