Écrits pour le cinéma, Le muet et le parlant
Fiche technique
Résumé
Mort en octobre 1944 à quarante-cinq ans dans une chambre à gaz de Birkenau, Benjamin Fondane nous a laissé une œuvre considérable en tant que poète, dramaturge, essayiste et, de manière moins connue, cinéaste. Dès 1928, il décrivait le cinéma comme un 'haut-parleur' pour la poésie qu'il refoulait. Ayant perdu sa foi dans les mots, Fondane s'est passionné pour le cinéma muet. Toutefois, avec l'avènement du cinéma sonore – qu'il qualifiait de 'bavard' – et ses contraintes économiques croissantes, son enthousiasme fut mis à l'épreuve. Entre 1934 et 1936, il a néanmoins pu réaliser quelques-unes de ses visions cinématographiques, notamment 'Tararira', un film qui choqua le producteur au point d'être refusé à la distribution. Ses réflexions sur le cinéma témoignent de sa vision élevée du septième art, et il a livré une analyse profondément perspicace et lucide du passage du muet au parlant, qu'il a vécu comme un drame.