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La Revue du MAUSS, numéro 6 : Le Don Contre l’Utilité / La Réalité du Don – Mémoires de l’Utilitarisme (II)
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Politique

La Revue du MAUSS, numéro 6 : Le Don Contre l’Utilité / La Réalité du Don – Mémoires de l’Utilitarisme (II)

Auteur(s) : L. Hyde, A.B. Weiner, A. Caillé, P. Dumesnil, G. Berthoud, F. Vergara, J. Quillet, P. Visiné

Éditeur : Éditions La Découverte

Date de parution : Quatrième trimestre 1989

ISBN : 9782707119063

Fiche technique

ISBN-13 : 9782707119063
Année d'édition : Quatrième trimestre 1989
Maison d'édition : Éditions La Découverte
Écrit par : L. Hyde, A.B. Weiner, A. Caillé, P. Dumesnil, G. Berthoud, F. Vergara, J. Quillet, P. Visiné
État de conservation : D'occasion

Résumé

Pour les observateurs savants, de même que pour la perception commune, le terme 'platonisme' évoque l'idée d'une philosophie suprêmement idéaliste, indicible, et désincarnée, se situant aux antipodes du prosaïsme habituellement attribué à l'utilitarisme. Il est cependant défendable que la doctrine politique de Platon, ou du moins son ontologie, est intrinsèquement utilitariste. À l'instar de J. Bentham et J. Stuart Mill, Platon affirme qu'une action est juste si elle contribue au bien-être maximal d'un grand nombre, et que ce bien-être s'évalue par une prépondérance quantifiable des plaisirs sur les souffrances. Il s'ensuit que l'utilitarisme représente la force dominante de la pensée contemporaine. Néanmoins, la question se pose concernant les liens entre l'utilitarisme éthique et philosophique, qui défend l'altruisme, et les approches utilitaristes pratiques et scientifiques, fondées sur l'hypothèse de l'universalité de l'égoïsme. Si l'utilitarisme philosophique critique l'utilitarisme commun, mercantile, où trace-t-on la limite de l'utilitarisme ? Le MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales), par son appellation même, rend hommage à Marcel Mauss, l'auteur de "l'Essai sur le don", car il postule que toute pensée utilitariste, qu'elle soit populaire ou érudite, manque la compréhension fondamentale du don. L'effort visant à déduire les principes de justice et de moralité à partir de l'intérêt personnel et de la coercition est vain. Et si la lutte humaine visait en réalité à s'approprier la capacité de donner ? Si leur 'intérêt' résidait précisément en cela ? Alors, de nombreuses énigmes s'éclairciraient, et l'espoir d'une réponse cohérente aux questions éthiques pourrait se dessiner.

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