LA TRAGÉDIE DE L’ESPAGNE
Fiche technique
Résumé
Ce texte, initialement publié à New York en octobre 1937 sous le titre 'The Tragedy of Spain', a été rendu possible grâce aux efforts du groupe éditorial de l'hebdomadaire yiddish 'Freie Arbeiter Stimme', puis il est paru en espagnol, allemand et yiddish peu de temps après. Cette brochure de Rudolf Rocker n'avait jamais bénéficié d'une traduction en français. Les éditions CNT-RP ont le plaisir, à l'occasion du 70e anniversaire de la révolution espagnole, de la rendre accessible aux lecteurs francophones. Ils pourront y découvrir une analyse approfondie du contexte international dans lequel les premières années de la guerre civile espagnole se sont inscrites, présentée par l'une des figures les plus lucides et influentes du mouvement anarcho-syndicaliste du XXe siècle. Rudolf Rocker, né à Mayence en 1873, s'engage jeune à gauche du parti social-démocrate allemand avant d'embrasser l'anarchisme. À vingt ans, contraint de quitter l'Allemagne post-bismarckienne jugée très réactionnaire, il trouve refuge à Paris, puis à Londres, où il fréquente un cercle d'anarchistes juifs éditant 'Arbeiter Freund' en yiddish. Il participe au Congrès socialiste international de Londres en 1896, puis au Congrès anarchiste international d'Amsterdam en 1907. Interné en Angleterre durant la Première Guerre mondiale, il retourne en Allemagne après l'armistice et plus de deux décennies d'exil, rejoignant la FAUD, fondée en septembre 1919. Fin 1922-début 1923, il contribue à la création de l'AIT à Berlin, l'organisation mondiale des syndicats libertaires, pour laquelle il rédige la 'Déclaration de principes'. En juin 1931, il assiste au IVe Congrès de l'AIT à Madrid avec ses collègues allemands Souchy et Rüdiger. Après l'incendie du Reichstag en 1933, Rocker est contraint de nouveau de quitter l'Allemagne. Expatrié aux États-Unis, il collabore avec un groupe d'ouvriers juifs et anarchistes éditant la revue 'Freie Arbeiter-Stimme' (La Voix du travail libre). Dès le début de la guerre civile espagnole, il se consacre à la solidarité envers le mouvement anarcho-syndicaliste espagnol, rédigeant d'abord 'The Truth about Spain' puis 'The Tragedy of Spain', une version plus élaborée, et donnant de nombreuses conférences. Il décède en 1958 aux États-Unis, près de New York.