Le Sionisme en questions
Fiche technique
Résumé
Pierre Stambul est un membre actif de l'Union Juive Française pour la Paix, où il a assumé diverses responsabilités. Il est également l'auteur de l'ouvrage « Israël/Palestine, du refus d’être complice à l’engagement » (publié par Acratie en 2012). Le conflit qu'Israël mène contre la population palestinienne, caractérisé par des purifications ethniques et des crimes de guerre, n'a pas débuté en 1967, ni même en 1948. Il prend ses racines au début du 20e siècle, au moment où les sionistes ont entrepris leur entreprise coloniale. Les approches dites "solutions", comme les accords d'Oslo, qui visaient à esquiver les problématiques fondamentales (l'occupation, la colonisation, l'apartheid, le racisme, etc.), ont manifestement échoué, révélant qu'il s'agissait d'une profonde chimère. La problématique du sionisme est d'une importance capitale, tout comme celle de l'apartheid l'était lorsqu'il a fallu envisager un futur différent pour l'Afrique du Sud. Le sionisme se présente comme une réponse erronée à l'antisémitisme ; il est un nationalisme, une forme de colonialisme, ainsi qu'une falsification de l'histoire, de la mémoire et des identités juives. C'est également une doctrine qui ambitionne de transformer les anciens exclus d'Europe, considérés comme inassimilables, en colons européens établis en Asie. Ayant effacé les divergences idéologiques, le sionisme a conduit à un mode de gouvernement en Israël comparable à celui de l'OAS. Cette doctrine n'est pas uniquement dévastatrice pour les Palestiniens ; elle ne propose aucune solution pour les Juifs qu'elle expose délibérément à des périls et qu'elle cherche à contraindre à la trahison ou à la complicité. Une paix équitable n'est pas envisageable sans surmonter ou rompre avec le sionisme.