Les chemins de la Belle
Fiche technique
Résumé
Parcourant des camps de travail et de représailles, étant captif de guerre, ensuite déporté, et finalement bagnard, Yann Daniel, se désignant lui-même comme un «anti-héros», rédige son récit avec une simplicité brute, refusant toute apitoiement. Il exprime constamment colère et humour, nous faisant rire par sa vivacité et une magnanimité qui suscitent l'estime. Le lecteur pensera parfois à Céline, ou reconnaîtra le «mystique à l'état sauvage» évoqué par Claudel. Il est particulièrement étonnant de voir ce Breton, considéré comme blasphémateur, être désigné pasteur par de véritables protestants, puis qualifié de «musulman» par un officier prussien qui le sauve, et finalement honoré comme «juif d'honneur» par un groupe d'Israélites survivants.