Les libertaires DANS L’AFFAIRE DREYFUS
Fiche technique
Résumé
Jean-Marc Izrine, un militant d'AL basé à Toulouse, est engagé dans le mouvement communiste libertaire depuis les années 1970. Il a également écrit 'Les Libertaires du Yiddishland'. L'Affaire Dreyfus marque une césure significative dans l'histoire du mouvement ouvrier français. À son issue, l'antisémitisme fut catégoriquement identifié comme une idéologie réactionnaire, poussant la gauche, dans sa diversité, à condamner le racisme. Entre 1898 et 1899, la France se trouva scindée par cette affaire en deux factions distinctes : d'une part, un courant antidreyfusard unifié par le nationalisme, le militarisme et l'antisémitisme ; d'autre part, un camp dreyfusard, comprenant des anticléricaux, des républicains, des socialistes et des anarchistes. Cette conjoncture a soulevé des interrogations stratégiques cruciales. Avec la menace d'un coup d'État militaire imminente, la question se posait pour les révolutionnaires : devaient-ils s'unir au « front républicain » pour sauvegarder un régime qu'ils avaient pourtant l'intention de renverser ? Ce dilemme fut complexe. La plupart des anarchistes, notamment Pouget, Sébastien Faure et Malato, choisirent de s'engager. Une fraction plus petite refusa, et peu, à l'image de Jean Grave, parvinrent à demeurer indifférents à ce conflit majeur. Cet ouvrage explore en détail ce récit historique.