Les plantes malades des pesticides : Bases nouvelles d’une prévention contre maladies et parasites
Fiche technique
Résumé
Alors que le domaine de la phytopharmacie a connu un développement intense, la phytiatrie, ou médecine des plantes, est restée à un stade rudimentaire. Pourtant, il est désormais établi que la virulence et la prolifération des parasites — qu'ils soient insectes, champignons, bactéries ou virus — sont favorisées par la présence, dans les tissus végétaux, d'une nourriture adéquate. La susceptibilité des plantes aux parasites provient d'une concentration excessive de substances solubles, telles que les acides aminés et les sucres réducteurs, dans leurs tissus, combinée à une protéosynthèse insuffisante, un facteur essentiel pour la santé végétale. Les pesticides contribuent à cette inhibition de la protéosynthèse par un empoisonnement direct de la plante, et indirectement, par la destruction des micro-organismes du sol, conduisant à une malnutrition, en particulier chez les céréales. De plus, les excès d'azote rendent les plantes plus vulnérables aux maladies cryptogamiques et bactériennes. Pour contrer ces désavantages majeurs et renforcer la résistance naturelle des plantes, il est impératif de modérer les apports d'azote et de réduire l'utilisation des pesticides, tout en privilégiant une fertilisation organique, le compostage, et un apport équilibré d'oligo-éléments.