L’IRGOUN
Fiche technique
Résumé
En Occident, les informations concernant la lutte armée de l'Irgun Tsvai Léoumi, une organisation juive clandestine dont l'action mena à l'éviction de la Grande-Bretagne de Palestine et à l'établissement de l'État d'Israël, se limitaient jusqu'à présent à un film d'Otto Preminger, « Exodus », un ouvrage d'Arthur Koestler, « La Tour d'Ezra », ou des fragments de mémoires. Cet ouvrage sur « L'Irgun » vient combler cette lacune, narrant la longue et dramatique saga de ce groupe hébraïque, dont le nom continue de marquer les esprits. L'adoption de la force comme instrument politique fut, durant une longue période, étrangère à la mentalité des communautés juives des ghettos d'Europe et d'Asie. L'œuvre de Fred Goldstein reconstitue la genèse et le développement progressif de cette idéologie, l'assimilation du combat armé comme unique moyen de défense contre la violence arabe dès le début de la colonisation juive, ainsi que la confrontation au sein du peuple juif entre la tradition pacifiste et un regain d'esprit combatif. Fred Goldstein, né en Pologne en 1922 et décédé en 1974, a miraculeusement échappé à la déportation. Réfugié à Londres, il a été affecté à la Commission Internationale des Crimes de Guerre, où il a compilé les dossiers des persécutions antijuives utilisés lors du procès de Nuremberg. Pendant l'insurrection de l'Irgun, il a rejoint l'organisation clandestine et, de retour en France, a joué un rôle significatif dans ses activités politiques et financières. En tant que grand reporter pour « L'Aurore » et analyste pour Europe 1, il s'est établi à Jérusalem à partir de 1970 afin de couvrir le Proche-Orient. Ses vastes contacts dans les nations tourmentées de la région en ont fait l'un des journalistes les plus informés sur la situation et l'évolution du conflit israélo-arabe. Christian Bernadac, son ami, fait revivre la personnalité de Goldstein dans une préface émouvante, soulignant que ses actions étaient en parfaite adéquation avec le récit de lutte contenu dans le livre.