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Lucio, ma morale anarchiste
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Guerre d'Espagne (et révolution)

Lucio, ma morale anarchiste

Auteur(s) : Lucio Urtubia

Éditeur : Les Éditions Libertaires

Date de parution : 2005

ISBN : 2-914980-19-1

Fiche technique

ISBN-13 : 2-914980-19-1
Année d'édition : 2005
Maison d'édition : Les Éditions Libertaires
Écrit par : Lucio Urtubia
État de conservation : D'occasion

Résumé

Lucio Urtubia, né à Cascante (Navarre) en 1931, s'est réfugié en France en 1954 après avoir déserté l'armée, exerçant le métier d'ouvrier du bâtiment. Sa vie prend un tournant décisif en 1957 avec la rencontre de Francisco Sabaté, surnommé Quico, le célèbre guérillero anarchiste. Dès lors, pour financer la lutte contre le franquisme et l'impérialisme, il s'engage dans une série d'«expropriations» (braquages), de «récupérations» de divers équipements (notamment du matériel d'imprimerie), de fabrication de faux papiers et monnaie, et même d'enlèvements. En 1979, il intensifie ses activités en faisant imprimer des milliards d'anciens francs de faux chèques de voyage. Cet événement marquera le début de sa renommée et de sa légende, la First National City Bank étant contrainte de négocier directement avec lui. Cet ouvrage, rédigé par Lucio, relate cette épopée d'aventures dignes d'un «Robin des Bois», parsemée de rencontres avec des figures comme les GARI, des militants d'Action Directe et d'ETA, Che Guevara, des personnalités marginales et politiques. Mais le livre ne se contente pas de raconter les faits ; il en explique aussi les motivations profondes. Contrairement aux idées reçues, Lucio n'est pas un simple voleur. Bien qu'il ait commis de nombreux larcins, il n'a jamais conservé un seul centime pour son propre bénéfice. Tout était destiné à la cause anarchiste : des groupes d'action, des syndicats, des caisses de grève, et l'aide aux prisonniers. Parallèlement, Lucio a toujours travaillé honnêtement comme maçon pour subvenir à ses besoins. C'est cela qu'il nomme sa «morale anarchiste», une éthique qui considère que, sans profit personnel et au service de la révolution, prendre aux riches n'est pas un vol, mais un devoir. Dans ce contexte, l'obtention du Grand Prix NI DIEU NI MAÎTRE 2005 par ce livre est tout sauf un acte répréhensible.

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