PARTI SOCIALISTE OU C.G.T. ? (1905-1914) De la concurrence révolutionnaire à l’union sacrée
Fiche technique
Résumé
L'ouvrage s'interroge sur les liens et les distinctions entre le Parti socialiste actuel, représenté par des figures comme Mitterrand ou Rocard, et la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) de 1905, fondée par des personnalités telles que Jaurès, Guesde et Lafargue. Il rappelle l'assassinat de Jean Jaurès 80 ans plus tôt et l'aube de la première guerre mondiale. Le texte souligne comment des figures comme Guesde, Sembat et Thomas sont devenus ministres d'union sacrée, transformant le PS (SFIO) en un parti similaire aux formations du grand capital, malgré les promesses d'unité initiales des socialistes français. De même, le livre questionne les convergences et divergences entre les syndicats contemporains comme la Confédération générale du travail (CGT) de Viannet, Krasucki, Séguy, ou la CGT-FO de Blondel, et la CGT syndicaliste révolutionnaire des origines, incarnée par Griffuelhes, Pouget et Jouhaux. Ces syndicalistes historiques, considérant la SFIO trop parlementariste, se définissaient comme l'unique "Parti du travail" et ne mettaient leur foi que dans l'émancipation par les travailleurs eux-mêmes. L'auteur note qu'en 1914, la CGT a également cédé face à l'union sacrée, et Jouhaux, qui avait succédé à Griffuelhes, est devenu commissaire à la Nation. Finalement, le livre soulève des interrogations sur la trajectoire des militants de cette période, ajoutant aux réflexions historiques celles des militants contemporains, et pose l'alternative intemporelle : Socialisme ou Barbarie ?