QUE RESTE-T-IL DU DÉSERT?
Fiche technique
Résumé
À l'heure où les grandes idéologies s'affaiblissent, que l'imaginaire, jadis source d'inspiration divine, se tarit, et que les hérauts des idéaux semblent fatigués, l'auteur Mouléman Marlopré se demande si cette fin de cycle ne marque pas un retour à l'ère pré-68, caractérisée par le silence et la prédominance des choses matérielles. Quittant la scène où les rêves d'une décennie s'éteignent, il parcourt l'Hexagone avec une question centrale : « Et pour vous, quelle serait la société idéale ? », dans l'espoir de revitaliser le débat. L'auteur, qui lui-même revient d'un certain parcours historique, se trouve immergé dans un foisonnement de discours inclassables, échappant aux analyses rigoureuses et à la sociologie chiffrée. Il nous entraîne dans une exploration où les murmures récents rencontrent l'éclat des souvenirs ou l'amertume des désillusions. On y aperçoit des facettes inattendues de l'idéal post-68, assimilées au point de paraître évidentes, bien que leur perception varie. Le récit montre comment l'Idéal a perdu de son attrait et de son mystère, et comment, à travers les médias, le public a été transporté de l'écologie à la sobriété, de l'autogestion à l'autocensure, des communautés aux sectes, et des relations libérées à l'ennui. Bien que beaucoup se sentent concernés, la foi en ces idéaux s'est érodée. Le tableau général est celui d'une « autoroute Révolution-Désillusion », où les consciences se mêlent, chacun parant ses aspirations comme un Arlequin, dissimulant ses propres mystères.