Tendre exil
Fiche technique
Résumé
Lorsque Hitler accède au pouvoir, Claude Vernier, alors connu sous le nom de Werner Prasuhn, avait vingt ans et entamait une carrière de comédien au théâtre municipal d'Essen. Initialement influencé par le nationalisme paternel, il se tourne progressivement vers les idéaux socialistes, bien que n'étant ni militant ni juif. C'est avant tout par un profond désir de liberté et son refus de servir la guerre d'Hitler qu'il prend la décision de quitter l'Allemagne en 1936.
À travers ces mémoires, rédigés en français, Claude Vernier évoque son enfance durant la République de Weimar, ses débuts sur scène, et les multiples péripéties de son exil en France. Son parcours le mène jusqu'à la fin de la guerre, qu'il traverse en tant qu'engagé volontaire dans la Légion étrangère.
Formé par Charles Dullin, il perfectionne son art de comédien français auprès de professeurs comme Madeleine Robinson, et côtoie des figures telles que Jean Marais, Jacques Dufilho, et Jean-Louis Barrault. C'est d'ailleurs Claude Dauphin qui lui attribuera son nom de scène, Claude Vernier.
Derrière la légèreté de son récit se profile l'amertume d'une génération meurtrie, sans jamais sombrer dans l'aigreur. Ce livre retrace également ses rencontres marquantes avec des personnalités comme Brecht, Jean Renoir, Marcel Achard, Jacques Prévert et Robert Desnos, soulignant l'importance de l'amitié durant les épisodes dramatiques et cocasses de l'émigration et de l'occupation française.
Claude Vernier réside et continue d'exercer son art de comédien en France.